NIVEAU DE CRITICITE DES REMARQUES

Notion de gravité (ou criticité, priorité)

Cette notion est généralement scindée en 3 niveaux, ce qui semble nécessaire et suffisant pour n'importe quel projet de conception informatique au sein d'une organisation standard.

Moins de trois niveaux? cela limiterait grandement la différence de granularité entre une remarque sur l'orthographe et une autre sur un point contractuel, par exemple.

Plus de trois niveaux? cela accroitrait la charge de gestion des remarques. En effet, chaque niveau correspond (devrait correspondre) à une possibilité de traitement particulier.

Je vous propose une ébauche de définition de ces trois niveaux:

  • mineur: remarque sans incidence sur le projet ou sur la compréhension du document.
  • majeur: remarque impliquant plusieurs documents, ayant un impact sur le planning.
  • bloquant: une remarque de ce niveau rend la livraison impossible car le produit est non conforme ou il manque un élément.

Cela dit, quel que soit le nombre de niveaux que vous utilisez, il faut que ceux-ci soient clairement définis, et cela pour deux raisons:

  1. le relecteur devrait toujours affecter le même niveau de criticité pour le même type de remarque
  2. tous les relecteurs devraient toujours affecter le même niveau de criticité pour la même remarque

Vérifiez l'utilité de bien définir les critères de relecture en réalisant un test très simple qui consiste à donner le même document à relire à plusieurs (donc au moins deux) relecteurs. Il y a fort à parier que:

  1. le nombre de remarques détectées sera différent
  2. certaines remarques portant sur le même défaut constaté auront un niveau de criticité différent
  3. pire, certaines remarques dirigistes, c'est à dire proposant la correction, seront contradictoires!

Comment prendre en compte les résultats de ce petit test?

  1. pour le premier point, il "suffit" de créer une check list.
  2. pour le deuxième point, il faut définir précisément les niveaux de criticité.
  3. pour le troisième point, il faut que tous les relecteurs connaissent parfaitement le process de l'entreprise et les documents d'entrée du projet...

Alors oui, je pense comme vous, ce n'est pas gagné. On peut juste espérer tendre vers une relecture précise et fidèle, car le relecteur reste encore un être humain...